Michel et Yves fêtent leurs 20 ans d'ordination diaconale

     

    Michel et Yves fêtent leurs 20 ans d’ordination diaconale

    Dans le cadre de la messe du dimanche 10 mai, à 10h30 à Andrézieux, Michel Rabier et Yves Paulignan fêtent leurs 20 ans de diaconat. Nous remercions le Seigneur pour leur service dans notre paroisse et nous réjouissons avec eux à l’occasion de ce bel anniversaire. Voici leurs témoignages :

     Voilà vingt ans, le 30 avril 2006, je fus ordonné, avec l’accord de mon épouse Martine et l’accord de nos trois filles adultes, diacre permanent à la collégiale de Montbrison par notre évêque d’alors, le Père Pierre Joatton. Pourquoi moi qui n’avais aucun rôle dans la paroisse Saint Claire, je ne le sais pas, mais comme l’écrit sainte Thérèse de l’Enfant Jésus « le Seigneur n’appelle pas ceux qui en sont dignes, mais ceux qu’il lui plaît ». Il m’a invité à le suivre et je ne regrette rien malgré les moments difficiles que j’ai pu traverser. C’est dans ces moments-là en particulier que j’ai pu constater que l’Esprit Saint m’accompagnait dans cet appel. Esprit de sagesse, de force, de courage, de résilience.

    Cet appel à ce ministère, à l’image du Christ serviteur, m’a fait prendre conscience quand j’exerçais la médecine que dans la souffrance de mes patients se trouvait celle du Christ, lui qui porte nos fardeaux. Ce ministère m’a permis aussi de sortir de ma « bulle » pour aller vers les plus pauvres – quel que soit le type de pauvreté- vers les blessés de la vie, vers ceux qui sont à la périphérie de l’Église, vers les migrants dont nous avons de la difficulté à percevoir les souffrances subies lors de leur migration et ce quand nous ne les côtoyons pas. J’ai pris conscience au contact de tous ces frères et sœurs que lorsque je me penche vers eux, c’est souvent eux qui me relèvent. On ne donne pas sans recevoir plus que ce que l’on donne.

    Actuellement, je suis missionné par notre ancien évêque le Père Sylvain Bataille, auprès des Forains et gens du cirque. Leur foi n’est certainement pas celle de nos communautés habituelles, mais elle est vraie, simple et profonde et souvent peu comprise par notre Église. Et je comprends pourquoi Jésus dit :« Dans la maison de mon Père il y a de nombreuses demeures ». Oui, il y a leur demeure. Leçon d’humilité, de tolérance.

    Autre réalité à laquelle j’ai été confronté, c’est celle d’être aussi conseiller spirituel d’une équipe d’entrepreneurs et dirigeants chrétiens. Là, j’ai compris la difficulté d’être chrétien et responsable d’une entreprise. Comment harmoniser sa foi avec cette responsabilité ? C’est un challenge continuel et souvent une souffrance pour eux. Là j’ai compris aussi que si la foi était au centre des entreprises, il y aurait une paix, une fraternité dont notre pays ne pourrait que tirer fierté.

    Ainsi au bout de ces vingt ans, je ne peux que te dire Seigneur « Me voici » si tel est ton désir.   

    Yves PAULIGNAN


                   Né dans une famille très engagée dans l’Église catholique à Orléans, formé au petit et grand séminaire, j’ai toujours vécu en lien avec l’Église, même pendant ma vie professionnelle. Je me suis marié et suis devenu père de 4 enfants. J’animais des célébrations, on m’interpellait souvent à l’issue de messes, mariages ou funérailles : « vous êtes prêtre ? Diacre ?... » Non je n’étais ni l’un ni l’autre.

                   Après l’appel du P. Louis Tronchon et neuf mois de réflexion de ma femme, nous avons entamé le discernement puis la formation. Ce qui m’intéressait c’était la place des diacres, lien entre les clercs et les laïcs, puisqu’ils sont les deux à la fois, « pour accomplir la triple mission… au service de la liturgie, de la parole et de la charité. »

                   Lors de mon ordination en avril 2006, notre évêque, le P. Joatton me précisait dans ma lettre de mission : « Michel tu es particulièrement envoyé à ceux qui sont loin de l’Église, sont blessés de la vie et vivent dans l’incertitude devant l’avenir notamment dans les milieux que tu côtoies ». Plus tard, le P. Bataille précisait : « Votre premier engagement est celui du mariage avec Colette, pour votre famille, mais aussi vous êtes appelé à un ministère spécifique dans notre Église diocésaine : vous êtes nommé Aumônier diocésain des gens du voyage. »

                   Engagé dans l’ACI (action catholique des milieux indépendants) depuis 1974 avec mon épouse, membre de l’aumônerie diversifiée de ce mouvement après mon ordination, j’acceptais cette nouvelle mission auprès des voyageurs, que nous avions côtoyés pendant notre vie professionnelle ainsi que sur la paroisse Saint François.

                   Ce fut une mission très prenante et passionnante. Les voyageurs demandent beaucoup de spiritualité : réunion de prières, récitation du chapelet, sacrement du baptême et du mariage, participation à l’eucharistie, nombreux pèlerinages etc., création d’une équipe diocésaine et beaucoup de contacts individuels avec le « rachail » (aumônier). Cette mission m’a beaucoup enrichi spirituellement grâce à leur accueil et leur générosité. J’ai pu nouer de nombreuses relations amicales avec eux.

                   J’ai également essayé de répondre à la première mission qui m’avait été donnée en restant présent dans mon milieu de vie (baptêmes, mariages, funérailles, témoignages…)

                   Puisque « Là, ou deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18,20).

    Michel RABIER

     

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