Les méditations de Pauline

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    VENDREDI SAINT

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    JEUDI SAINT

    Les israélites mangent l’agneau pascal – Chagal, 1931.

    https://i2.wp.com/leblogdephil.com/wp-content/uploads/2017/03/chagallpessah

                Autour d’une table, des hommes sont réunis pour un repas. Ils sont nu-pieds, engoncés dans leurs manteaux. Au centre de la peinture, l’agneau, rouge sang. Trois plages blanches, sources de lumière : la nappe, le toit, et l’ange. Cet ange est armé d’une épée, et nous comprenons qui il est : l’Ange du Seigneur, qui fait périr les premiers-nés des Égyptiens, hommes et bêtes sans distinction de rang.
                C’est le sang de l’agneau pascal, l’agneau du « passage de Dieu », qui protège les Hébreux de la mort. Et ce repas partagé sera un mémorial, le rappel sans cesse actuel que leur Dieu les libère de l’esclavage et les soustrait à la mort.
                Nous sommes les héritiers spirituels du Peuple élu ; ce mémorial vaut aussi pour nous, chrétiens.

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    DIMANCHE DES RAMEAUX

    Jésus serviteur souffrant

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    CINQUIEME DIMANCHE DE CARÊME

    Cathédrale Saints Michel & Gudule - Bruxelles

    Le prophète Jérémie est assis au milieu des ruines de Jérusalem.

    Il se lamente, mais il médite aussi. L’Alliance que Dieu a jadis conclue est en ruine, elle aussi. Il est inutile de vouloir la réparer…

    Aussi Dieu lui dit qu’il est urgent de conclure une nouvelle Alliance, une alliance qui ne pourra pas être brisée. Une alliance dont le Seigneur sera le seul à supporter le poids, parce que les hommes n’en sont pas capables, quelle que soit leur bonne volonté. La Nouvelle Alliance, qui sera la Bonne Nouvelle du Christ.

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    QUATRIEME DIMANCHE DE CARÊME

    Prise de Jérusalem par Nabuchodonosor, miniature du XVème

    Au premier plan, des morts, et quelques combattants. Mais tout est fini. L’armée ennemie est partout, en une foule innombrable. La ville est prise. On devine  un porteur de torche qui va y mettre le feu.

    Que voit-on de la ville ? Le Temple, que le miniaturiste peint comme une cathédrale gothique surmultipliée. Jérusalem n’est pas tant une ville que le lieu du Temple, et le Temple est le lieu de la présence de Dieu.

    Et en moi, quel est le lieu de la présence de Dieu ?

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    TROISIEME DIMANCHE DE CARÊME

    Marc Chagal. Moïse recevant les tables de la loi. 1960-1966

    Apothéose du cycle consacré à l'illustration de la Genèse et de l'Exode, le tableau baigné d'une lumière jaune significative de la présence du divin, illustre le moment qui scelle l’Alliance avec Dieu.
    Il est construit sur une double diagonale comme un tableau baroque. Sur l'une s'appuie la figure de Moïse, au premier plan, élevée vers les Tables tendues par Dieu. Le peintre respecte l’interdiction de la représentation de Dieu, symbolisé, comme le dit la Bible, par deux mains sortant des nuées.
    La diagonale secondaire représente la montagne où se trouve Moïse et sépare plusieurs scènes. A droite, de bas en haut, des personnages de la Bible, avec Aaron en grand prêtre, David et Jérémie, et tout en haut, proches de Dieu, un groupe de Juifs en fuite. A gauche, une partie des Hébreux attend Moïse tandis qu’une autre s’est détournée de lui et adore le Veau d’or. Tout en haut, un couple enlacé et des isbas rappellent des épisodes de la vie de Chagall, qui associe encore une fois son histoire à celle du peuple juif.
    Moïse est vêtu de blanc et porte au front les rayons de lumière, signe particulier mentionné dans la Bible seulement après sa rencontre avec Dieu sur la montagne, lors de l’épisode représenté ici. Mais Chagall reprend de l’art de l’icône la représentation toujours identique des personnages qui permet leur reconnaissance immédiate.
    https://musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/chagall/objet/c-moise-recevant-les-tables-de-la-loi

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    DEUXIEME DIMANCHE DE CARÊME

    CONTEMPLER, MÉDITER

    Marc Chagall. Le Sacrifice d'Isaac. 1960-66

    Il y a du bleu couleur du ciel, du jaune d’or et du rouge sang. Il y a aussi de la lumière, qui souligne le couteau d’Abraham mais aussi un personnage céleste.
    Et des personnages en retrait, dans l’ombre : le bélier, et Sarah ? Une autre femme, une mère ? Et encore ?
    Abraham est sur le point de sacrifier son fils quand l’ange arrête son bras.
    La composition, caractérisée par la séparation du dessin et de la couleur, présente deux registres.
    Au registre supérieur, l’ange est dessiné en transparence sur le ciel bleu. Mais à droite y figure également l'évocation des malheurs de la descendance d'Abraham, que Chagall n'hésite pas à rappeler à travers la représentation d'une maternité et d'une scène du martyr du Christ, symbole de la souffrance des Juifs dans sa peinture.
    Au registre inférieur, le groupe d’Abraham et de son fils est coloré par la flamme de l’holocauste. Le corps d’Isaac, abandonné comme celui d’Adam dans La Création de l’homme, témoigne également de la soumission de l’homme à Dieu.
     https://musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/chagall/objet/c-le-sacrifice-disaac

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    PREMIER DIMANCHE DE CARÊME

    "Voici le signe de l'Alliance que j'établis entre moi et vous."

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    MERCREDI DES CENDRES

    Le prophète Joël peint par Michel-Ange
    fresque du plafond de la chapelle Sixtine (1508-1512), source Wikipédia